Tout le monde parle de lâcher-prise. C’est le mot à la mode, celui qu’on lance dès qu’un proche vous fait part de son angoisse, de ses craintes, de ces difficultés à faire face à tout ce qui lui arrive.
Quelqu’un souffre de surmenage et même le médecin finit par lui dire de lâcher prise. C’est devenu un terme fourre-tout qui permet d’échapper aux explications, et surtout, qui permet de se débarrasser rapidement de l’emmerdeur, car c’est à peu près comme cela qu’il est le plus souvent perçu.
Mais c’est quoi au juste de lâcher-prise ?
Est-ce que ça peut nous aider à nous sentir véritablement mieux ? J’aimerais assez vous répondre que oui, mais s’il suffisait de lâcher nos problèmes pour qu’ils cessent de nous nuire, la recette ferait fureur. En réalité, lâcher prise veut dire de ne pas chercher à tout vouloir contrôler. C’est surtout une invitation à s’abandonner, à faire confiance et sans doute même à se faire confiance.
Mais, peut-on si facilement décider de faire confiance en quelqu’un, en soi ou en une entité suprême ?
De toutes les façons, si quelqu’un vous demande de lâcher prise, il devrait aussi être en mesure de vous accueillir pour ce que vous êtes, de vous accorder du temps pour que vous puissiez vous épancher et en plus, il devrait être en mesure de vous donner sa confiance.
Voyez-vous, le lâcher-prise exige une aptitude humaine très particulière, que la maturité et l’expérience de la vie seule peuvent vous apporter.
Alors, si vous entendez encore quelqu’un vous demander de lâcher prise, demandez-lui s’il est un être de confiance. Selon ce qu’il vous répondra, vous serez en mesure de poursuivre dans cette voie, sinon abandonnez au plus vite.
Et puis, pour que vous puissiez intégrer pleinement ce concept du lâcher-prise, permettez-moi de vous donner une petite image de ce que cela peut représenter réellement. Imaginez-vous avec un gros problème qui tient dans votre main. Si vous lâchez prise et qu’il tombe, il va s’éparpiller au sol et engendrer de nombreux autres problèmes plus difficiles à résoudre.
Si au lieu de cela, vous ouvrez votre main, la paume tournée vers le ciel, votre problème tiendra dans votre main ouverte. Vous n’aurez plus besoin de vous contracter pour le maîtriser. En outre, vous laisserez aux autres de voir ce qui vous arrive et peut-être même de les laisser vous aider.
Pensez-y, c’est une image facile à reconsidérer sur le plan de la réalité.
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