Observez des enfants qui jouent: leurs gestes sont libres, déliés, leurs mouvements faciles. Tout leur corps bouge harmonieusement. Leur respiration est si ample que, malgré les cris, les rires et les activités les plus endiablées, ils semblent infatigables.
Puis, trente années s’écoulent. Que reste-t-il de cette merveilleuse liberté corporelle ?
Souvent hélas, peu de chose. Tendu, avachi, encrassé, oublié, soumis jour après jour à des contraintes contre-nature, notre corps se rappelle à nous douloureusement: fatigues, insomnies, migraines, angoisses…et j’en passe…
Alors, que faire quand les médicaments se révèlent inefficaces, que le temps est compté, le sport trop onéreux ou le plus souvent trop absorbant ?
Peut-être tout simplement, tout doucement, s’arrêter un moment pour reprendre son souffle. Pour retrouver la clef perdue de la liberté du corps et l’esprit, la libre respiration.
Savoir bien respirer
En effet, parmi tous les rythmes physiologiques qui concourent au fonctionnement harmonieux de l’organisme, la respiration occupe une place privilégiée. Elle est le principe sous-jacent de la vie, de la naissance à la vieillesse. Dans certaines circonstances, il est possible de survivre plusieurs semaines sans manger ou sans dormir. Mais une privation d’oxygène de quelques minutes suffit pour entraîner la mort des cellules cérébrales.
En pratique, nous respirons sans nous en apercevoir. Les mouvements respiratoires s’effectuent automatiquement, sous le contrôle de centres nerveux situés dans le bulbe rachidien. En quelque sorte, la respiration est une articulation entre nos actions volontaires et nos instincts secrets. Par la-même, elle est un accès privilégié à la connaissance, celle du corps et celle de l’esprit. D’où sa grande importance aux yeux des Anciens et des orientaux.
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