Lors de mes derniers articles j’ai parlé de l’insomnie occasionnelle qui est la plus familière, puis l’insomnie imaginaire qui est une fausse insomnie donc plus difficile à soigner. Aujourd’hui nous allons voir les insomnies maladives.
Les insomnies maladives sont les plus rebelles à tout traitement car elles sont d’origine psychique, pour la plupart. Une des causes les plus fréquentes est soit la crainte de ne pas dormir, soit, au contraire, la peur de s’endormir.
L’obsession de ne pas dormir
Quand on n’est persuadé que le sommeil - et souvent un nombre d’heures déterminé - est indispensable à la santé, et que si l’on ne dort pas, on perdra la santé, la possibilité de travailler, la vie…Cette obsession devient l’origine d’un cercle vicieux : plus on est préoccupé de s’endormir, moins on n’a de chances d’y parvenir.
La peur de dormir
A l’inverse, certains ont la crainte de dormir et alors l’insomnie traduit une angoisse soigneusement cachée. On souhaite le sommeil et, en même temps, on le repousse parce qu’il libère des instincts refoulés contre lesquels on n’a besoin de combattre. Les enfants qui dorment mal ont peur du sommeil, de l’obscurité, de la solitude, des cauchemars.
Même chez les biens-portant, l’angoisse peut provoquer la perte du sommeil.
Le sommeil est la face inconnue, les ténèbres, la mort ou un gouffre ouvert sur l’inconscient, la perte de la vigilance, du contrôle sur les pulsions de l’instinct ressenties comme un danger. Inconsciemment, on tend à lutter contre le sommeil.
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