« La vie est dure, ensuite on meurt «. Triste constat, mais beaucoup de personnes le pense vraiment, si, si. Comment voulez-vous qu’on soit heureux ? Il suffit de regarder les français qui n’arrêtent pas de battre des records mondiaux de consommation de tranquillisant. A ce propos si vous avez un peu de temps lisez cet article sur les somnifères, puis dans la lancée « Maison de retraite et élevage en batterie «.
Le bonheur, tout le monde y aspire, mais tout le monde le sait fragile, à la merci d’un accident de santé, d’un aléa de l’existence, d’une déprime. Puis, on ne parle pas des médias dont plusieurs personnes ne réalisent toujours pas à quel point ils sont omniprésents dans nos vies et qu’ils dégagent une grande sinistrose. En effet, les radios et la télé sont devenues des robinets à malheur déversant sans cesse des drames et des catastrophes dans nos petites têtes fatiguées et exténuées. Puis on ne parle pas du chômage qui ne cesse de croitre. Chouette, encore un jour où je n’ai pas perdu mon emploi ! Dommage, mais le non-malheur ne suffit pas à nous faire accéder au bien-être d’après les philosophes.
Bon, si vous êtes toujours là, c’est que je n’ai pas été assez sinistre !
Avez-vous pensez que le bonheur de vivre ne pourrait-être qu’une série de petits bonheurs ?
Après tout, le bonheur est peut-être à la portée de ceux qui savent le voir, sous leur nez, au long des heures comme une saveur, un souffle d’air frais, un regard, une atmosphère. Pouvoir les capter, et s’en réjouir, ce serait ça, le bonheur.
Oh mon dieu, ce ne serait que ça ? Mais c’est terrible ce que tu dis là ! C’est comme dans la pub ou une personne, une jeune et belle femme le plus souvent, savoure son délicieux café en fermant les yeux, on a l’impression qu’elle est proche d’un orgasme, c’est ça alors le bonheur ! Savourer les plaisirs minuscules que peut nous apporter cette vie.
L’autre jour, j’étais dans mon salon et j’ai pu admirer des petits oiseaux mangeant les miettes de pains que j’avais déposé deux heures avant.
Euh, oui, mais si c’est ça le point fort de ta journée c’est qu’il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond. Désolé, mais pour moi, il me faut tout de même quelque chose de plus fort, d’intense, pour me prémunir contre le tragique de l’existence. Faire preuve de sagesse pour accéder au bonheur, c’est en gros ce que tu essayes de me dire depuis le début. Mais la sagesse, ça ne swingue pas vraiment, reconnaissons le. Ça ferait même club du troisième âge. Profiter des petits instants de la vie pour être heureux, c’est hard, je trouve. Et ça n’a rien à voir avec les transes médiatiques, et rythmées, qui accompagnent les tournées papales. Pffffffft, ceux-là, au moins, habités par la foi, font l’économie des problèmes existentiels.
Je comprends que tu sois affreusement déçu mais ce n’est pas moi qui ai inventé ça. Ce sont les philosophes grecs et les premiers Bouddhistes qui disent que pour mieux vivre, pour moins souffrir, pour accéder au bonheur, mieux vaut travailler sur soi même plutôt que de tout miser sur une croyance extérieure ou sur une quelconque saveur comme le café.
Ouai, en gros, c’est connais-toi toi-même et compte d’abord sur toi !
Oui, Mais la sagesse se contente de proposer un cheminement, de décrire des attitudes et des pratiques. Elle ne nous garantit pas le bonheur, elle soutient juste que, s’il existe, c’est en nous-mêmes que, peut-être nous le trouveront.
La sagesse, permet de remettre la question du bonheur entre les mains de chacun de nous.
Et c’est en cela qu’elle est redevenue moderne ; et qu’elle fait l’objet d’une grande curiosité de la part de jeunes de tous âges.
Ok, mais je ne comprends rien à ce que tu dis, c’est du charabia pour moi.
Concrètement, en quoi consiste-telle, cette sagesse ?
Car pour moi, quand on parle de sagesse, je visualise un noble vieillard à la barbe blanche ou un ermite en haut d’une montagne. Bref, la sagesse, ce n’est pas pour nous !
Eh bien, si : la sagesse est disponible pour tout un chacun.
Tu veux dire que la sagesse pourrait devenir le bonheur à la portée de tous ?
Oui, mais la difficulté vient du flou de l’idée de sagesse qui, par définition, et à la différence de la philosophie, n’est pas une construction intellectuelle. Qu’elle nous fasse signe des hauts plateaux de l’Himalaya ou qu’elles’ incarne chez notre voisine de palier, la sagesse, c’est du vécu, de la pratique.
Ah, c’est beaucoup plus clair. Tu veux dire que la sagesse se constate et se théorise mal.
Oui, exact. Mais on peut néanmoins dégager les attitudes communes à presque toutes les sagesses, sur tous les continents.
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