Nous avons vu dans les précédents articles que le training autogène conditionne le sujet à éprouver telle ou telle sensation mentale et physique. Nous verrons dans cette article pour bien vivre que au contraire la relaxation analytique demande au patient d’être à l’écoute de son corps et sans lui imposer un schéma de gradation précis à travers des exercices.
En fait, lors d’un entretien, la relaxation analytique à pour règle d’écouter les raisons pour lesquelles on vient le consulter, c’est pourquoi elle s’affirme une relation a deux beaucoup plus complexe que la simple dépendance entre un sujet qui s’auto-hypnose et le thérapeute qui l’aide par des suggestions.
Quel est l’origine de la relaxation analytique ?
D’origine espagnole, Julian de Ajuriaguerra a longtemps travaillé à Genève avant d’entrer au Collège de France. Ayant été formé à l’étude de la neurologie et de l’anatomo-pathologie avant d’être psychanalyste, il s’intéressera particulièrement à l’étude du tonus et, plus spécialement, au développement de la fonction tonique chez l’enfant. Alors il constata que le tonus n’était pas une impulsion musculaire indépendante de la fonction de relation. Bien au contraire ! Il se constituait et se développait dans la relation à autrui. Dès lors, il pensa que la mise en état de décontraction musculaire, même profonde, ne suffisait pas pour réduire des symptômes qui étaient essentiellement dus à notre vie de relation avec les autres. De plus, il remarqua que la cure de relaxation était un lieu privilégié pour travailler sur la relation entre le médecin et le patient.
Les indications de la relaxation analytique
La relaxation analytique convient plus généralement aux troubles du comportement moteur comme le trac, la crampe des écrivains, le bégaiement. En fait, il n’y a pas de fonction qui, par un biais ou un autre, ne soit pas un problème de communication comme par exemple l’insomnie dépend soit d’un partenaire, soit du rapport au mode de travail. La sexualité passe par la peur de montrer son corps ou l’incapacité d’en assumer la fonction par essence relationnelle. On pourrait allonger la liste. Pour chaque problème, il faudra reprendre à la base notre personnalité. Et il est sûr qu’une méthode agissant à la fois sur le corps et l’esprit est plus souple pour aborder le problème de chacun.
Pour en savoir plus :
La psychothérapie psychanalytique corporelle Psychothérapie de relaxation J. de Ajuriaguerra
Relaxation psychosomatique. De la conscience du corps à la maîtrise du mental
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