
Pour bien comprendre ce qu’est exactement la relaxation, il est intéressant de la comparer avec les autres techniques du corps. Pour beaucoup de personnes, la relaxation bascule généralement entre deux extrêmes.
- Soit on en fait une espèce de gymnastique et, alors, on ne sait pas très bien s’il faut la rapprocher des arts orientaux, du yoga ou du zen.
- Soit on la considère comme une sorte de repos, et l’on en fait une sieste prolongée ou plus approfondie.
Cependant, on peut faire certains rapprochements entre la relaxation et les techniques orientales d’équilibre général comme le yoga par exemple qui portent sur la mise en jeu de l’imaginaire.
Sur un plan quelque peu différent, on pourrait reconduire cette analogie avec les gymnastiques relaxantes qui rejoignent la relaxation par la recherche de l’éducation des sens et le développement de la conscience de notre sensibilité interne et organique.
Il n’en reste pas moins une grande différence entre ces diverses techniques et la relaxation. En effet, cette dernière cherche une libération du corps non pas à travers le mouvement des muscles, mais, au contraire, par leur décontraction. Il ne s’agit pas d’acquérir de la souplesse ou de recentrer son corps dans un espace dynamique, en prenant diverses positions. La relaxation n’opère pas sur le geste, mais sur l’immobilité.
C’est pourquoi, les positions corporelles qu’elle fait prendre sont très réduites. Il y a une sorte de complémentarité. En quelque sorte la relaxation nous ramène en arrière pour nous apprendre à reconquérir, à réassimiler l’intégration de nos gestes et l’image de notre corps dans le silence de notre langage verbal et comportement mental.
Elle fait comme si le corps ne savait pas se mouvoir de façon à le décalaminer de toutes les liaisons motrices superflues qu’il a montrées.
Si vous aimez cet article, vous pouvez cliquer sur :








