Le training autogène préconise trois attitudes et donne la préférence à la position assise pour commencer. Je ne sais pas trop pourquoi, sans doute est-elle moins inquiétante que la position allongée lors des premiers contacts avec le thérapeute.
Les trois attitudes du training autogène
Dans la première position assise
les cuisses doivent reposer sur le fauteuil de manière à ce que l’on ne soit pas obligé de se crisper pour ne pas glisser. Les avant-bras reposent sur les accoudoirs formant un angle d’environ 120 à 130 degrés avec les bras. Il ne faut pas les laisser tomber, car ce simple fait peut entraîner des tensions supplémentaires. Les mains pendent librement, relâchées. Les jambes sont légèrement écartées.
La photo de gauche résume bien la posture de la 1ere position du training.
Dans la seconde position assise qu’on nomme « le cocher de fiacre », on est légèrement penché en avant, les avants-bras reposant sur les cuisses, mais sans prendre appui (voir photo de droite).
Concernant la position couché du training, elle doit-être la plus confortable possible. Dans cette mesure, des coussins peuvent être placés sous la tête, les épaules, les genoux ou les reins suivant les cas. Schultz recommandait de se coucher sur le dos. Aujourd’hui la position ventrale ou fœtale peut-être adoptée si le patient s’y sent plus à l’aise. Enfin, les pieds et la région abdominale sont recouverts d’une couverture pour éviter le froid provoqué par la position allongée.
Les premières suggestions du training autogène
Il est intéressant de se pencher brièvement sur les premières suggestions du training autogène afin de se faire une petite idée du déroulement d’une séance. Alors, les premières suggestions sont de laisser les yeux se fermer, puis de se concentrer sur la formule : « Je suis tout a fait calme. » Il ne s’agit pas de faire un effort physique, mais de se laisser envahir par une sensation de quiétude et de bien-être.
En règle générale, les formules suggérées doivent perdre peu à peu leur sens grammatical ou conceptuel, pour être vécues dans le corps lui-même. On retrouve là un principe de la suggestion hypnotique.
Mais, je pense qu’on peut tout de même faire une différence car dans le training autogène l’imagination n’est pas laissé à l’écart.
Concernant les exercices du training autogène, on peut dire qu’il comporte deux cycles. Le premier cycle s’adresse à tout le monde, le second est plus difficile à traiter car il concerne des niveaux conflictuels plus profonds de la personnalité et s’apparentant davantage à une psychanalyse qui selon Schultz peut durer entre trois et quatre ans, alors que le premier cycle peut s’effectuer en un an et comporte six exercices principaux, suivant une dégradation déterminée.
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